Personne vivant seule, avec contraintes sévères à l'emploi
Christine est une personne handicapée qui se déplace en fauteuil roulant depuis son jeune âge. Elle s’implique beaucoup dans son milieu en tant que bénévole. Aujourd’hui, elle envisage de chercher et d’occuper un emploi. Compte tenu de son handicap, Christine est prestataire du Programme de solidarité sociale depuis maintenant quatre ans. Cela lui assure un revenu disponible annuel de 11 494 $.
- Comme Christine n’a jamais été réellement sur le marché du travail, elle commence par s’inscrire à la mesure Projet de préparation à l’emploi
. Grâce à l’allocation d’aide à l’emploi liée à cette mesure, son revenu annuel disponible passe à 13 881 $, soit 2 387 $ de plus qu’au départ.
- Au terme de cette mesure, la recherche d’emploi de Christine porte rapidement ses fruits. Elle est embauchée au salaire minimum (9,65 $ l’heure) dans une entreprise avec l’appui de la mesure Contrat d’intégration au travail
, qui vise à faciliter l’embauche et le maintien d’une personne handicapée dans un milieu de travail régulier. Afin de s’adapter progressivement à son nouvel environnement, Christine travaille d’abord à raison de 20 heures par semaine. Elle peut également compter sur la nouvelle Prime au travail
destinée aux personnes présentant des contraintes sévères à l’emploi, mesure annoncée dans le cadre du Pacte pour l’emploi. Ceci lui permettra d’avoir un revenu annuel disponible de 15 265 $, soit 3 771 $ de plus que le montant qu’elle recevait comme prestation de solidarité sociale.
- Une fois bien adaptée à son nouvel environnement, Christine travaille à temps plein (35 heures par semaine). Cela porte son revenu disponible à 17 797 $, soit une augmentation de 6 303 $.
- De plus, comme Christine a quitté l’aide financière de dernier recours, elle a droit au supplément à la Prime au travail
, ce qui lui donne un revenu annuel disponible de 20 197 $, soit 8 703 $ de plus que lorsqu’elle était prestataire de la solidarité sociale.

Le revenu disponible d’un ménage se définit comme étant l’argent que celui-ci a pour acheter des biens, des services ou encore pour épargner. Il est composé, d’une part, de l’ensemble des revenus du ménage, dont la rémunération du travail et les transferts gouvernementaux, incluant les prestations des programmes d'aide financière de dernier recours et, d’autre part, des prélèvements obligatoires qui viennent réduire les revenus, dont l’impôt sur le revenu, les cotisations aux régimes d’assurance sociale (Régime de rentes du Québec, assurance-emploi et assurance médicaments) et certains frais liés à l’occupation d’un emploi (frais de garde).
Des hypothèses
ont été formulées afin d’illustrer les situations les plus courantes au chapitre du revenu disponible.